Texte libre


              
Noooooonnnnnnnnnnnn !!!

 

 

Association : VENTS LIBRES SUR NOS COLLINES.
Activité(s) : Défense/Environnement
No de parution : 20050048
Département (Région) : 26 - Drôme (RHONE-ALPES)

Courriel : notrevillage@voila.fr.

  Date de la déclaration : 7 novembre 2005.

 Pour ceux qui veulent en savoir plus

sur Espeluche:

http://www.genea26provence.com/droite133.html

Photo Vue du ciel!!:

http://city.zorgloob.com/?ville=9478&lib=ESPELUCHE

Météo du coin

Prévisions:

http://www.tv5.org/TV5Site/meteo/meteo-ville-76-537.htm

 

 

 

 

 

 

Copyright Michelin 2004

 

 

 

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Jeudi 11 septembre 2008


Gilbert Ruelle, Président de la Commission Énergie de l'Académie des technologies. Ingénieur de l'ENSEM, spécialiste en physique générale et en ingénierie électrique, il vient de publier un rapport très critique sur le développement de l'énergie éolienne en France.

Quel est l’objectif premier de ce rapport ?

Le conseil de l’Académie avait demandé que, sur un sujet aussi polémique que le développement important de l’éolien en France, l’Académie de technologie puisse se faire un avis rationnel.

Il s’agit donc d’un document destiné à l’information des membres de cette Académie ?

Tout à fait, en aucun cas l’Académie se veut un organisme militant.

Votre rapport critique fortement le développement de l'éolien en France, n’avez-vous pas l’impression de participer à la fronde actuelle contre cette énergie ?

Les critiques pleuvent actuellement contre ce type d’énergie mais cela n’est pas nouveau. Si vous prenez le rapport de synthèse que j’ai rédigé en tant que président de la Commission énergie de l’académie en 2004, vous verrez qu’à l’époque, sur l’éolien, on disait exactement la même chose qu’aujourd’hui, c’était tout simplement moins chiffré.

Vous évoquez dans votre rapport une « énergie de qualité médiocre »…

C’est effectivement la réponse à la question 7 du rapport, « Outre le problème de l’intermittence, l’éolien a-t-il un comportement différent des autres générateurs sans trop de perturbations du réseau ? L’éolien est-il impliqué dans la panne européenne du 4 novembre 2006 ? Y a-t-il des leçons à tirer quant à l’usage massif de l’éolien ? »

La qualité médiocre est assez expliquée dans la réponse apportée à cette question. Il existe trois catégories d’éoliennes et ce sont toutes des machines qui n’ont pas de réglages de tension, ni de fréquence. Elles disposent de leur protection de fréquence et de tension et, en cas de défaillance du réseau, elles s’effacent. C’est à dire qu’elles se dérobent et laissent le soin aux centrales classiques de faire face à la perturbation du réseau.

Cela n’avait guère d’importance tant que l’éolien était une faible fraction de la puissance d’un réseau mais avec le développement de ce type d’énergie, il devient impératif que les éoliennes soient capables de participer au réglage de fréquences et de tensions. Cela va donc entraîner des frais supplémentaires pour installer des réglages de tension, cela se fait en injectant de la substance réactive. Il va donc falloir installer des convertisseurs statiques de fréquence.

Il faut donc consolider le réseau à l’aide de ces moyens supplémentaires, et ce, à cause de la croissance de l’éolien.

Les pro-éoliens peuvent vous rétorquer que des pays comme l’Allemagne s’accommode très bien de l’éolien…

Justement, la panne du 4 novembre 2006, qui a privé 15 millions d’européens d’électricité, a commencé en Allemagne dans la zone la plus chargée en éoliennes. Cela a commencé par le délestage volontaire d’une ligne qui n’aurait pas dû être coupée et les opérateurs du réseau haute tension n’ont pas anticipé les conséquences de la coupure de cette ligne. Le brusque déplacement de puissance de cette ligne sur les autres lignes a fait que les autres ont subi une petite baisse de fréquence. Les éoliennes ne participant pas au réglage de fréquence, elles se sont alors effacées face à cette perturbation et les éoliennes ont ainsi disparu. Le réseau s’est donc retrouvé coupé en deux avec une partie où les éoliennes se sont délestées principalement à l’ouest, quant à celles situées à l’est elles sont parties en surfréquence.

La France est considérée par certains comme le second gisement éolien après la Grande-Bretagne. Qu’en pensez-vous ?

Je ne dit pas le contraire. Mais faut-il l’exploiter en dépensant 8 centimes d’euros par kwh à terre et 13 centimes par kWh en mer, alors que l’on dispose d’une énergie déjà propre en émissions de CO2 à 95% ? Avec 80% de nucléaire et 10 à 20% d’hydraulique, l’énergie nucléaire se situe à 3 centimes d’euros le kWh.

L’éolien ne représente donc pas pour vous d’intérêt pour un pays comme la France…

Ce n’est pas seulement un problème de coût. Il existe également un manque d’intérêt sur la réduction des émissions de CO2. L’éolien représente un intérêt en Allemagne par exemple, étant donné que le réseau produit de l’énergie avec 60% de charbon, fort émetteur de CO2. Or en France, nous n’avons que 5% d’énergies émettrices de CO2. L’éolien ne réduirait donc pas en France les émissions de CO2.

Le texte que nous avons rédigé n’est pas une charge contre l’éolien au plan mondial. Il y a de la place pour l’éolien dans les pays où la production principale d’électricité est fortement émettrice de CO2. Il en est de même dans les zones géographiques isolées et bien ventées où l’électricité produite à partir d’énergies fossiles est plus chère que sur les grands marchés et où les contraintes de qualité du service sont beaucoup plus réduites. En revanche en France, l’emballement dans l’éolien est déraisonnable.

L’énergie solaire est-elle plus intéressante à vos yeux ?

La différence de l’éolien avec le solaire est que l‘éolien est une industrie mature d’un point de vue technique. On n’aura pas demain d’éoliennes avec un meilleur rendement et des coûts qui vont chuter, à la différence du solaire qui est encore en pleine évolution.

Source : Enviro 2 B septembre 2008

Pour en savoir + : Site de l'Académie des technologies

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Jeudi 11 septembre 2008
 

Comme nous l’avons déjà signalé dans l’article sur le conseil municipal du 25 août, cette enquête se déroule sur notre commune du 8 au 26 septembre 2008.

 

En tant qu’association de protection de l’environnement, nous y portons intérêt et nous avons rencontré le commissaire-enquêteur afin d’avoir une vision globale du contenu et de la procédure de cette instruction.

 

L’objet de cette enquête est l’instauration des périmètres de protection réglementaires du forage de Piérougier ainsi que l’institution des servitudes légales sur les terrains compris dans ces périmètres.

 

Le captage de Piérougier comprend 3 périmètres de protection :

 

-         protection immédiate autour du forage, clôturée 20m x 20m, propriété du syndicat de la Citelle (schéma ci-dessous).

-         protection rapprochée, environ 76 hectares, avec 10 habitations situées dans ce périmètre et dont les systèmes d’assainissement autonome doivent obligatoirement être mis en conformité avec la réglementation.

-         protection éloignée, environ 125 hectares.

 


Les servitudes pour les 3 périmètres : interdiction d’activité polluante (par exemple, l’exploitation d’une carrière).

 

Le dossier concernant le sujet est consultable en mairie aux heures d’ouverture. Deux cahiers destinés aux remarques, observations et questions des habitants accompagnent ce dossier.

 

En outre, 3 permanences du commissaire-enquêteur sont prévues :

 

-         le 08/09/2008 de 9 h à 12 h

-         le 17/09/2008 de 13 h à 16 h

-         le 26/09/2008 de 09 h à 12 h

 

Notre association est en train d’étudier le dossier, et nous ne manquerons pas de signaler sur ce site des informations ayant retenu notre attention.

 

 


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Samedi 6 septembre 2008


LE MONDE | 05.09.08 | 15h17  •  Mis à jour le 05.09.08 | 15h31

Valence (Espagne) Envoyé Spécial

Quelle fête ! Les industriels et scientifiques du photovoltaïque n'en finissent pas de s'étonner : jamais ils n'avaient été aussi nombreux à se réunir. La 29e Conférence de l'énergie solaire photovoltaïque, qui doit s'achever, vendredi 5 septembre, à Valence, a réuni plus de 4 000 chercheurs et un millier d'exposants. Cette affluence est à l'image d'un marché qui a explosé depuis plusieurs années, à la suite de l'instauration en Allemagne, en 2000, d'un tarif de rachat avantageux de l'électricité produite par les panneaux solaires.

Une énergie propre : le solaire a l'avantage de ne pas émettre de gaz à effet de serre et de ne pas produire de déchets.

Elle peut être récupérée selon deux méthodes : dans le solaire passif, l'énergie solaire vient réchauffer un fluide dont la chaleur est utilisée pour le chauffage ou pour faire tourner une turbine ; dans le solaire photovoltaïque, l'énergie solaire vient exciter un matériau conducteur*, produisant ainsi de l'électricité.

Une place encore marginale : la capacité photovoltaïque installée dans le monde est de l'ordre de 10 000 mégawatt-crête et fournit moins de 1 % de la production électrique mondiale.

Une augmentation de 40 % par an des capacités installées dans le monde, un chiffre d'affaires mondial de 24 milliards d'euros, une capacité de production installée de 3 800 mégawatt-crête (MWc) en 2007 : l'énergie photovoltaïque est sortie de la marginalité. Et les perspectives sont plus qu'encourageantes : les analystes financiers voient le marché passer à 5 000 MWc en 2008, 7 000 en 2010, et jusqu'à 20 000 en 2012.

Mais, avec la maturité, pourrait survenir la première crise : "On peut aller vers une situation où l'on produit plus que le marché ne peut absorber", avertit Winfried Hoffmann, vice-président de l'European Photovoltaic Industry Association (EPIA). Il pourrait donc y avoir une "consolidation du secteur", c'est-à-dire la disparition de plusieurs entreprises dans un marché qui a pris des allures de ruée vers l'or. Deuxième effet, plus favorable : une baisse de prix permettant de relancer la demande.

"Le problème est que le marché est concentré sur cinq pays, l'Allemagne, les États-unis, l'Espagne, le Japon et l'Italie, observe Ernesto Macias, président de l'EPIA. Et si l'Europe assure 75 % de la consommation, elle ne couvre que 24 % de l'approvisionnement. Les autres pays devraient faire des efforts pour développer leurs marchés." Clairement visée, la Chine, qui s'assure une part grandissante de la production de panneaux solaires - Suntech est ainsi devenue en quelques années une des premières firmes du secteur -, mais dont la consommation reste très faible, avec 100 MW en 2007.

Le photovoltaïque est-il déjà en surchauffe ? "La récession économique refroidit l'enthousiasme des investisseurs, observe Stephan Droxner, analyste pour le cabinet LBBW. Et l'on sent monter les critiques de responsables politiques sur le coût des mesures de soutien au photovoltaïque."

Ainsi, en Espagne, le marché devrait se contracter à la suite de la décision du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero de limiter l'aide au photovoltaïque à 300 MWc installés en 2009. Mais d'autres marchés pourraient décoller, notamment la France, qui a adopté un tarif de rachat de 57 centimes par kilowattheure (kWh) : "EDF est dépassée par le succès, observe Jean-Louis Bal, de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Elle traite 800 raccordements d'installations solaires au réseau chaque mois."

Si le solaire doit traverser une crise de croissance, celle-ci ne devrait être que passagère. C'est que la ressource est immense : "Elle est dix mille fois supérieure à la consommation électrique actuelle de l'humanité, observe le chercheur Jean-François Guillemoles. Et c'est une quantité inépuisable pour des millions d'années."

PARITÉ AVEC LE RÉSEAU D'ICI 2020

Daniel Lincot, président du comité scientifique du congrès de Valence, complète : "En moyenne, en France, un mètre carré de sol reçoit chaque année 1 mégawattheure. Si on récupère 10 % de cette énergie, cela représente 16 litres de pétrole ; 5 000 km2 assureraient toute la consommation électrique du pays, soit 540 térawattheure." Pour ses promoteurs, le solaire est l'énergie de l'avenir. Selon Hans-Josef Fell, député au Bundestag, "le photovoltaïque a la capacité de remplacer dans quelques décennies l'énergie nucléaire en Allemagne".

Ces perspectives appartiennent cependant encore au domaine du rêve : le coût de production de l'électricité photovoltaïque reste très élevé, allant, selon les pays, de 30 à 60 centimes d'euros par kWh. Les experts estiment cependant que la "parité avec le réseau", c'est-à-dire l'égalité entre le coût de production d'un kWh par une maison équipée et le prix facturé par le réseau pour fournir ce kWh à la maison, sera atteinte d'ici 2020. La recherche progresse en effet rapidement, tandis que le développement de l'industrie fait baisser les prix par économie d'échelle. D'immenses possibilités existent aussi dans l'électrification rurale des pays pauvres.

Le secteur devra cependant prendre en compte l'environnement, qui ne se réduit pas à l'absence d'émission de gaz carbonique. "On peut raisonnablement équiper l'Europe de 50 000 MW en photovoltaïque, assure Wolfgang Palz, qui a piloté jusqu'en 2002 les énergies renouvelables à la Commission européenne. Mais il ne faut pas se leurrer : cela signifie des panneaux vraiment partout. Il faudra chercher une bonne intégration. Or tous ces industriels qui veulent de l'argent facile ne cherchent pas à faire de jolies photopiles."

Si le photovoltaïque a vocation à équiper les toits des bâtiments, il peut aussi passer par des centrales qui occupent une très grande surface au sol. Mais il faudra démontrer que c'est le meilleur usage qu'on puisse faire de celui-ci.

Les acteurs du solaire assurent que leur souci est altruiste : "Il y a un caractère d'urgence qui donne une particularité à cette communauté, affirme Daniel Lincot. Nous voulons résoudre un problème collectif, pas simplement produire plus de choses, comme d'autres secteurs tels l'automobile ou les écrans plats."

Hervé Kempf

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Jeudi 28 août 2008
Lors de la réunion du conseil municipal, lundi dernier, ont notamment été votées des délibarations concernant :
1) La création d'un poste d'adjoint d'animation pour l'accueil des enfants de plus de 6 ans.  Cela représente un CDD de 12h/semaine. (vote unanime moins une abstention)

2) Les tarifs pour la garde des enfants sont fixés à 2 Euros le matin et 3,5 Euros l'après-midi, l'accueil occasionnel faisant l'objet d'une surfacturation de 0,5 Euro. (vote unanime)

3) Les tarifs de la restauration scolaire sont augmentés suite à une augmentation de la facturation de 2,5% de la prestation de l'association fournissant les repas. Les tickets à l'unité passent à 4,15 Euros et les tickets vendus par 4 passent à 14,48 Euros (soit 3,62 Euros l'unité). (vote unanime)

4) Modification du budjet : (vote unanime)

5) Une convention doit être renouvelée avec le centre de gestion de la Drôme pour la formation des ACMO (hygiène et sécurité). (vote unanime)

6) Suite à la consultation du personnel communal, il est proposé d'affilier ce personnel à une mutuelle ofrant garantie et maintien des salaires en cas de maladie ou invalidité. L'option choisie représente un coût de 1,53% des salaires dont 1% serait payé par la commune, ce qui représenterait une somme de 1300 Euros par an pour la commune. (vote unanime)

7) Don au CCAS de la commune de 250 Euros par Mr Loudet. (vote unanime)

8) Une subvention départementale à 50% est demandée pour la réfection du chemin des Condamines dont le devis s'élève à 11.534 Euros HT. (vote unanime)

9) L'enquête publique pour le périmètre de protection du forage de Piérougier aura lieu du 8 au 26 septembre 2008 (vote unanime)

Parmi les questions diverses abordées, ont été évoqués les travaux du stade et les travaux à l'école.
Après la levée de séance, la présidente de notre association, se référant à un courrier évoqué par Mr le maire à la réunion du conseil municipal du 27/06/08, a interrogé le conseil municipal sur l'avancement du projet éolien. Mr le maire n'avait pas de nouvelles à ce sujet.
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Jeudi 28 août 2008

Article paru dans LE MONDE le 26.08.08 

L
a 12e Nuit européenne de la chauve-souris, organisée, samedi 30 et dimanche 31 août, par la Société française pour l'étude et la protection des mammifères, est une invite à observer l'étonnante diversité des chiroptères, dont il existe près d'un millier d'espèces sur la planète, une quarantaine d'entre elles vivant en Europe où elles sont protégées par une directive communautaire. Mais aussi à prendre conscience des menaces entraînant le déclin de leurs populations : destruction des gîtes et des sites de reproduction, pesticides, pollution lumineuse, tourisme...

Moins documenté est le danger que représentent les éoliennes pour ces mammifères volants. Depuis longtemps, on sait que les pales des aérogénérateurs sont fatales à nombre d'oiseaux, déchiquetés ou démembrés par les hélices. Mais des études récentes montrent que les chauves-souris sont plus nombreuses encore à en être victimes. Un paradoxe, puisque ces as de la voltige s'orientent en émettant des ultrasons qui, même dans l'obscurité la plus totale, leur permettent, par écholocation - l'équivalent du sonar -, de détecter les obstacles avec une remarquable précision, surtout si ces obstacles sont en mouvement.

  HÉMORRAGIE INTERNE

  Dans la revue Current Biology du 26 août, des chercheurs canadiens de l'université de Calgary avancent une explication scientifique à cette hécatombe. Ils ont examiné, dans un parc éolien de la province d'Alberta, les cadavres de 188 chiroptères appartenant principalement aux espèces Lasiurus cinereus (chauve-souris cendrée) et Lasionycteris noctivagans (chauve-souris argentée). Près de la moitié d'entre eux ne présentaient pas de blessure externe mortelle. En revanche, l'autopsie réalisée sur 75 carcasses a révélé, dans 92 % des cas, une hémorragie interne, dans la cage thoracique ou la cavité abdominale.

Conclusion des auteurs : la cause principale de la mortalité des petits mammifères ailés n'est pas le heurt des pales, mais un barotraumatisme. C'est-à-dire un choc provoqué par la baisse brutale de la pression de l'air au voisinage des lames dont la vitesse dépasse, à leur extrémité, la barre des 200 km/h. Un phénomène bien connu des plongeurs qui, durant la remontée à la surface, doivent respecter des paliers afin d'éviter unaccident de surpression. Les oiseaux y seraient moins vulnérables que les chauves-souris, en raison de la plus grande rigidité de leurs parois et vaisseaux pulmonaires.

La plupart des chiroptères "soufflés" en vol par les éoliennes appartiennent à des espèces migratrices, observent les chercheurs. Le risque de raréfaction - voire d'extinction - de leurs colonies est d'autant plus grand que toutes les femelles ne mettent pas bas chaque année et qu'elles ne donnent en général naissance qu'à un seul petit. Sur leurs routes de migration, longues parfois de plusieurs milliers de kilomètres, la disparition de ces voraces prédateurs d'insectes et de parasites pourrait aussi déstabiliser les écosystèmes.

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Mercredi 27 août 2008

Rien n’est plus difficile que d’aller à contre-courant des modes. Plus encore quand il s’agit de sujets complexes rendus apparemment simples, comme : le vent c’est de l’énergie… il n’y a qu’à le capter et, en plus, c’est gratuit et renouvelable !...
Pourtant, en France au XXIe siècle, l’énergie éolienne recèle 7 erreurs sur les plans : Énergétique, Esthétique, Économique, Éthique, Écologique, Environnemental, Électoraliste.

1) Erreur énergétique
La dépendance française est certes effective et considérable pour les produits pétroliers et gaziers. L’épuisement de Lacq, seul gisement français significatif, est confirmé. Aujourd’hui, si pétrole et gaz peuvent être remplacés par l’électricité pour l’industrie et le domestique (dans des conditions discutables pour le chauffage), le pétrole demeure indispensable pour les transports. Il y a d’ailleurs, en 2008, 40 ans de réserves prouvées.
En matière électrique, la France est largement autosuffisante grâce au nucléaire. Mieux, elle exporte en net 65 milliards de KWh par an, soit plus que l’enjeu de 35.000 MW d’éolien installés en 2015, souhait du Grenelle de l’Environnement.
Jamais l’éolien ne permettra de se passer du nucléaire, nul n’ose le contester.

2) Erreur esthétique
Si un mât d’éolienne peut attirer la curiosité, voire un certain intérêt pour une construction élancée, il n’en va pas de même quand ce sont des dizaines d’hectares qui en sont parsemés…Que dire alors lorsque certains sites majestueux, comme le Lévezou, sont pollués par ces fûts posés en quinconce et relativement rapprochés : en certains endroits, on se trouve littéralement encerclé par des champs d’éoliennes, avec près d’une centaine de mâts.
1 mât ça va, 100 mâts bonjour les dégâts !

3) Erreur économique
L’implantation des éoliennes en France est récente : depuis que le gouvernement de Lionel Jospin a imposé autoritairement à EDF d’acheter le KWh éolien à un prix trois fois supérieur au coût de revient du KWh nucléaire et six fois supérieur à celui du KWh hydraulique. Ceci pour développer les énergies "renouvelables" ! Comme si cela permettait de se passer du pétrole ou du nucléaire…
Ce KWh éolien est donc subventionné, par construction, par les clients captifs d’EDF.
Dans le même temps, Bruxelles ouvre le marché de l’énergie, et notamment l’électricité, à la "concurrence", en acceptant cette distorsion originelle. Qu’adviendra t-il le jour où, EDF privatisée (comme cela arrive pour GDF), les opérateurs privés n’accepteront plus ce rachat antiéconomique imposé par des technocrates ?

4) Erreur éthique
Lorsque l’on sait que le prix de revient du KWh éolien est d’environ 4,4 centimes pour une machine de 2 mégawatts, est-il conforme à l’éthique publique qu’un arrêté ministériel du 26 juillet 2006 garantisse aux promoteurs d’éoliennes pendant 15 ans un prix d’achat de 8,2 centimes ?
Chaque éolienne de 2 mégawatts garantit donc à son promoteur 360.000 euros de revenu annuel pour un temps de fonctionnement de 2.200 heures par le seul fait du prince, et le lobby éolien.

5) Erreur écologique
Par hypothèse, les éoliennes ne produisent que lorsqu’il y a du vent.
Tributaires de la météo (l’hiver par beau temps sec anticyclonique, il y a rarement du vent), elles doivent nécessairement être complétées par des centrales thermiques classiques. Seules celles-ci sont en effet capables techniquement de prendre rapidement le relais en cas d’absence de vent, ceci afin d’assurer une production électrique constante.
Ainsi, le développement de l’éolien conduit-il inexorablement au développement concomitant des centrales à gaz, fioul ou charbon : justement celles que la lutte contre les rejets de CO2 prescrit d’éviter !
Indirectement, les éoliennes contribuent donc au réchauffement climatique

6) Erreur environnementale
Chacun doit savoir que pour implanter un seul mât d’éolienne, outre les divers terrassements pour la plateforme et la voie d’accès (généralement les lieux potentiels d’implantation ne sont pas desservis), qui défigurent le paysage sans utilité pour les citoyens, ce sont près de 400 M3 de béton armé qui sont nécessaires pour la base du mât.
Ainsi, un parc moyen, soit 15 éoliennes, représente 6 000 M3 de béton.
Que se passera t’il à l’issue de l’engagement de l’État (15 ans), lorsque, le marché reprenant ses droits et le KWh payé à son juste prix, les opérateurs abandonneront la production, démonteront éventuellement ( ?) les mâts, mais laisseront dans le sol le béton… aussi inutile que nuisible à l’environnement.

7) Erreur électoraliste
Comme toujours, dans cette démarche "dans le vent", les élus ne sont pas les derniers à amplifier le mouvement.
Souvent ils ne voient pas plus loin que le budget de leur commune, les travaux qu’ils pourront lancer, les rubans qu’ils pourront couper et les plaques commémoratives qu’ils pourront inaugurer. D’ailleurs, l’engagement de 15 ans évoqué ci-dessus pour rentabiliser les éoliennes n’est-il pas, pour un élu, synonyme d’éternité.
Sensibles aux pressions des agriculteurs appâtés par les redevances locatives plus rémunératrices que les cultures, beaucoup d’élus sacrifient le patrimoine naturel à ce nouvel eldorado.
Ils échangent le patrimoine de leurs ancêtres contre un plat de lentilles.
Mais, finalement, leurs électeurs n’ont-ils pas ce qu’ils méritent ?

Une conclusion s’impose : arrêter tout lancement de nouvelles éoliennes, et le plus tôt sera le mieux.
Comme au Danemark, la vérité d’achat du KWh éolien a stoppé pratiquement toute nouvelle installation. C’est donc vers la France que les industriels danois exportent leurs éoliennes !...
Ainsi que l’énonçait récemment Christian Gérondeau : "Ne répondant à aucune nécessité, les éoliennes sont une arnaque sans précédent dont sont victimes tous nos concitoyens, à l’exception de ceux qui ont su profiter jusqu’à présent de l’alliance de l’idéologie des écologistes et du poids des lobbys".

Jacques Blancard, ancien Secrétaire général de l’Observatoire de l’Énergie (ministère de l’Industrie) et ancien Directeur général de la FNTP.

 

Source : Le Moniteur expert 27 août 2008

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Mardi 19 août 2008
La fête votive de notre village a remporté un franc succès. La qualité du spectacle offert est à souligner. En effet, une douzaine de musiciens s'est relayée pour offrir 5 heures de musique le samedi soir et autant le dimanche. Les 120 convives du banquet étaient aux premières loges. Après le repas "moule-frites" , le répertoire très varié a donné l'occasion à tous de faire son pas de danse jusque vers 1 heure du matin.
Le dimanche, au petit matin,  les derniers fêtards et  les organisateurs du vide grenier se passaient le relais. Les exposants, venus nombreux, ont particulièrement apprécié le petit vin blanc offert par le comité des fêtes. Vin blanc qui a certainement aidé à conclure d'âpres négociations.
Le succès de la fête votive est un encouragement pour tous les bénévoles du comité des fêtes qui oeuvrent sans compter leurs efforts pour que tous les habitants du village se réunissent en bonne entente et joie.
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Vendredi 15 août 2008


LE MONDE | 15.08.08 |

Le premier puits de pétrole n'a pas été foré en 1859 aux États-unis par William Drake, mais en 1813, dans la forêt de Kutzenhausen : c'est ce qu'ont établi les historiens locaux, qui revendiquent pour le nord de l'Alsace le titre de précurseur de l'industrie pétrolière, comme l'atteste le musée du pétrole sis à Merckwiller (Bas-Rhin). C'est également près d'ici que les frères Schlumberger ont testé, en 1927, le dispositif d'analyse électrique des sous-sols qui allait transformer les techniques d'exploration pétrolière.

Par un étonnant retour de l'histoire, le nord de l'Alsace s'inscrit à nouveau dans l'histoire des ressources énergétiques : c'est en effet à côté de Merckwiller, à Kutzenhausen et à Soultz-sous-Forêts, que se mène l'expérimentation de l'exploitation de l'énergie des profondeurs, dite "géothermie des roches profondes".

A la différence de la géothermie de surface ou de la géothermie volcanique exploitée en Islande, la géothermie des roches profondes consiste à aller chercher l'eau présente dans des milieux géologiques à près de 5 000 m de profondeur. A cet endroit, l'eau circule dans les failles à près de 200o C.

Depuis les années 1980, des chercheurs étudient la possibilité de récupérer sa chaleur. Un programme franco-allemand de recherche a été monté dans les années 1990 et une centrale électrique installée l'hiver dernier. Elle a été inaugurée, en juin, par le premier ministre François Fillon, et produit de l'électricité. Sa puissance est de 1,5 mégawatt électrique (MWe), et pourrait être augmentée à 6 MWe.

Cette région est propice à cette expérimentation, étant bien connue géologiquement par plus de 3 000 forages ouverts depuis le XIXe siècle. Mais alors que le pétrole était extrait dans les couches sédimentaires, l'eau chaude est puisée en dessous, dans les roches fracturées par la tectonique très active du fossé rhénan, il y a 25 millions d'années.

Trois puits ont ainsi été forés à Kutzenhausen, à la recherche des failles présentant un bon potentiel hydraulique. Le débit d'eau, de l'ordre de 1 mètre cube par heure (m3/h), était cependant insuffisant pour faire tourner une centrale électrique. Le travail a donc consisté à rouvrir les failles, c'est-à-dire à les nettoyer du matériel géologique qui les a colmatées. Ainsi, l'eau est drainée en profondeur, sa circulation augmente et l'on peut atteindre un débit de 100 m3/h en surface.

Une difficulté de l'opération d'ouverture des failles est que cette "stimulation" du milieu s'est d'abord effectuée en injectant de l'eau, ce qui a déclenché des micro-séismes. En 2003, l'un d'entre eux a atteint 2,9 sur l'échelle de Richter et a été ressenti par le voisinage. Les chercheurs ont donc changé de technique, recourant à une stimulation chimique : ils ont utilisé de l'acide chlorhydrique qui réagit avec la roche en dissolvant les carbonates, sans pour autant l'ébranler.

Ensuite, la centrale électrique a pu être édifiée. L'eau est pompée à un débit de 88 m3/h. Elle parvient à la surface à 163o C, et chauffe un gaz, l'isobutane, dans un échangeur de chaleur. Le gaz chaud, en se détendant, fait tourner une turbine, qui produit de l'électricité. L'eau, quant à elle, est réinjectée en profondeur.

Les résultats sont positifs et la géothermie en roches profondes commence déjà à être exploitée commercialement en Allemagne : une centrale de 2 MWe est entrée en fonctionnement au début de l'année. En France, Électricité de Strasbourg est également très intéressée par la technique. L'Alsace, la Limagne (au nord de Clermont-Ferrand) et le couloir rhodanien sont les régions les plus propices à cette énergie.

Selon une étude parue dans Geothermics en août 2003, on estime qu'elle pourrait générer en Europe de l'ouest environ 900 térawatts.heure par an, soit près de deux fois la consommation électrique de la France. Le potentiel pourrait même être supérieur, du fait que les chercheurs ont constaté qu'il est possible d'exploiter des eaux de 100o C à une moindre profondeur. Une nouvelle énergie renouvelable est apparue.

Hervé Kempf

 

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Jeudi 14 août 2008

Lire le document de la F.E.D. sur :

http://www.environnementdurable.net/documents/pdf/M%E9mo%20%E9olien%20Allemagne_080805_v3.pdf
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Samedi 9 août 2008

Le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté ministériel fixant le tarif de rachat par EDF de l'énergie éolienne. Rendue publique le 6 août, cette décision est un croche-pied au développement des aérogénérateurs. En effet, ceux-ci ne trouvent pour l'instant leur rentabilité que par l'obligation qui est faite à EDF de racheter l'électricité qu'ils fournissent. Un arrêté du 10 juillet 2006 a fixé le prix de ce rachat à 8,2 centimes par kilowattheure pour les 10 premières années d'exploitation. Ce texte avait été attaqué en 2006 par l'association Vent du Bocage, opposée au développement de l'énergie éolienne. Le Conseil d'Etat a suspendu l'arrêté en raison d'un vice de forme, l'administration n'ayant pas, lors de la préparation du texte, consulté les organismes adéquats.

Si cette décision ne remet pas en cause le fonctionnement des éoliennes déjà installées, elle devrait bloquer l'ouverture de nouveaux parcs. En effet, les opérateurs ne peuvent fonctionner sans passer un contrat avec EDF, que celle-ci, sans arrêté fixant le prix, ne pourra signer. "Il est probable que les contrats qui auraient dû être signés dans les prochaines semaines risquent de prendre du retard", dit André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables. Pour Jean-Louis Butré, président de Vent du Bocage, "la décision du Conseil devrait normalement entraîner la suspension du programme de construction demandé par le lobby des promoteurs qui fait actuellement fortune sur des bases tarifaires qui n'existent plus."

MANQUE DE TRANSPARENCE

Au ministère de l'écologie, on souligne que le Conseil d'Etat a jugé qu'il y avait vice de forme, mais n'a pas remis en cause le mode de calcul du tarif. Un nouvel arrêté, reprenant pour l'essentiel les dispositions du précédent, sera rapidement préparé, et "devrait être prêt en septembre", indique-t-on au cabinet du ministre.

Cette "péripétie désagréable", selon le terme de M. Antolini, intervient alors que l'intérêt économique du développement de l'éolien en France a été mis en cause par l'Institut Montaigne, d'inspiration néolibérale. Dans une étude publiée fin juillet, cet institut conclut qu'un développement d'ampleur de l'éolien "ne répond pas à un besoin en France et qu'il induirait des surcoûts pour la collectivité pouvant dépasser 2,5 milliards d'euros par an à l'horizon 2020". L'institut pointe notamment le tarif de rachat, jugeant qu'"un prix trop haut génère des rentes indues au détriment de l'intérêt général".

Le Syndicat des énergies renouvelables prépare une réponse à cette analyse. Il devrait souligner que les mécanismes d'aide publique "sont nécessaires pour donner une visibilité de long terme aux investisseurs". Ce débat est cependant assez difficile à démêler, faute de transparence, et la conclusion de l'Institut Montaigne devrait pouvoir être partagée par tous : "Les données officielles sur le coût du développement de l'éolien en France font cruellement défaut. Dans un souci de transparence, il serait utile que soit publiée une évaluation officielle des objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement en matière d'éolien."

Hervé Kempf

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